28 jui. 2009

CONSTRUIRE UN CROQUIS : LA POPULATION EN FRANCE

L’enseignement de l’histoire-géographie en lycée professionnel s’appuie largement sur l’utilisation de documents dont la pratique doit permettre de « développer les capacités d’analyse et de réflexion des élèves » et de « les conduire à formuler des hypothèses et à la vérifier ». Au même titre que des documents d’une autre nature, la carte, le croquis et le schéma participent pleinement à la réalisation de ces objectifs de formation.

CONSTRUIRE UN CROQUIS :

LA POPULATION EN FRANCE

Par Corinne Glaymann

Les textes et instructions officielles concernant l’enseignement de l’histoire-géographie en BEP et en baccalauréat professionnel1 affirment la nécessité d’amener les élèves, au cours de la formation, à « acquérir la maîtrise de notions, de méthodes et de démarches propres à chacune des disciplines », à « élargir la maîtrise de démarches intellectuelles de raisonnement (analyse, synthèse, conceptualisation) », et à « analyser un espace géographique ou une situation historique en utilisant des documents », ceci afin que l’on puisse, lors de l’examen terminal de certification, évaluer leurs compétences à « relever et analyser des informations contenues dans les documents ; mettre en relation ces documents en intégrant les connaissances acquises au cours de l’année scolaire » ou à produire « un texte rédigé qui peut être accompagné par une carte, un croquis ou un schéma2 à l’initiative du candidat ou en réponse à une question expressément formulée ».

L’enseignement de l’histoire-géographie en lycée professionnel s’appuie largement sur l’utilisation de documents dont la pratique doit permettre de « développer les capacités d’analyse et de réflexion des élèves » et de « les conduire à formuler des hypothèses et à la vérifier ». Au même titre que des documents d’une autre nature, la carte, le croquis et le schéma participent pleinement à la réalisation de ces objectifs de formation.

Pour surmonter, chez les élèves, comme parfois chez les enseignants3, certaines réticences ou certaines craintes face au maniement d’un outil mal maîtrisé, il est important que la cartographie fasse l’objet d’un apprentissage mené durant toute la durée de la formation. Des activités régulières, aux objectifs limités et soigneusement cernés, organisées selon une démarche progressive devraient conduire les élèves à une maîtrise de plus en plus affirmée des compétences permettant la réalisation d’un croquis, dans les conditions requises à l’examen.

L’acquisition des méthodes propres à la cartographie ne peut s’opérer en dehors de tout contexte ; elle s’effectue en interaction permanente avec l’acquisition de connaissances et de démarches disciplinaires dont elle conforte la maîtrise. La réalisation d’un croquis suppose une réflexion sur l’organisation de l’espace concerné et la formulation d’une problématique.

Elle participe pleinement à l’élaboration d’une réflexion et à la production d’un discours géographique.

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1 Programmes (BO n° 31 du 30 juillet 1992 et n° 11 du 15 juillet 1996), documents d’accompagnement publiés par le MEN, définition des épreuves d’examen (BO n° 34 du 22 septembre 1994 et n° 34 du 2 octobre 1997).

2 Voir Annexe 2.

3 Pour les néophytes, nous pouvons conseiller l’emploi d’un ouvrage simple et peu onéreux, A. Le Fur, Pratiques de la cartographie, coll. Synthèse, Armand Colin, 2000 ou l’inscription à l’un des stages du PAF.

 
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