30 nov. 2015

L’agro-business aux Etats-Unis

Construire un cours exploitant un document unique


Cet article ouvre la publication d’une série consacrée à l’analyse approfondie de document en histoire et en géographie.


Pourquoi porter l’accent sur l’analyse d’un seul document ?



Parce que l’observation des pratiques montre que la démarche n’est pas encore privilégiée par une majorité de professeur-e-s lettres histoire géographie ;
Parce que tant en histoire qu’en géographie, l’analyse critique d’un texte, d’une image, d’une carte, de statistiques etc… est une composante fondamentale de la connaissance historique ou géographique ;
 Parce qu’une leçon doit privilégier régulièrement ce type d’analyse qui peut occuper en toute légitimité la moitié et même la quasi intégralité de la leçon selon la densité du document étudié et ce qu’il permet de traiter du sujet d’étude.



« tout ne doit pas systématiquement partir du questionnement sur des documents. Il ne faut pas chercher à tout faire découvrir par le document ni à lui faire dire ce qu’il ne dit pas » ; « Il faut viser la qualité des documents plus que leur quantité, y compris dans le cadre de démarches inductives ; ne retenir que ceux qui seront les supports d’une véritable exploitation avec les élèves, qui permettront la réflexion et pas seulement le relevé d’information. » Voici deux principes directeurs énoncés dans les Ressources pour faire la classe (accès à la page, accès direct à la fiche « Ressources pour faire la classe : introduction ) qui indiquent bien la nécessité de clarifier trois prémices méthodologiques :

Distinguer la leçon du travail sur le document : cela n’est pas réductible à ceci, sauf cas exceptionnel, où, par exemple, la richesse du document analysé autorise le traitement de la situation ;
Le relevé d’information sur documents ne constitue pas, à lui seul, une leçon et, du point de vue de la réflexion qu’il suscite chez l’élève, offre peu d’intérêt ;
L’analyse approfondie d’un document nécessite la contextualisation précise de l’historien et la critique du géographe sur la représentation adoptée (statistique, données cartographiques…) : l’étude de la source n’est pas un exercice formel mais doit servir l’interprétation qui nécessite l’apport de connaissances externes au document.
Ni succession de documents, ni parole magistrale monopolisée par un-e professeur-e, une séquence est un équilibre complexe entre l’analyse méthodique d’un document, l’évocation du sujet par des documents illustratifs, l’expression de la réflexion de l’élève et le discours professoral qui éclaire les enjeux et tisse le sens.


Alain Brelivet et moi-même remercions vivement Carole Basile, rédactrice de cette fiche, et Estelle Brénéol, conceptrice de sa présentation, pour la qualité de la réflexion menée et l’innovation de sa modalité de présentation.


Didier Butzbach IEN lettres histoire géographie

 
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