30 sep. 2010

Des élèves grammairiens

par Karine Risselin, collège Jules Ferry, Villeneuve Saint Georges (94)

Un matin, lors d’une correction de brevet blanc, Marion en 3ème, bonne élève, scolaire et appliquée, m’appelle et me demande à voix basse des explications sur certaines de ses « fautes » d’orthographe ; et très vite elle fait un aveu, lasse : « j’ai toujours confondu « ses » et « ces », et puis « leur » et « leurs ». Et moi de lui promettre que nous reverrons ces points très bientôt.
Enseignante dans un collège classé ZEP, j’ai toujours pratiqué le travail en séquence : la logique de projet autour de l’étude d’un texte ou d’une oeuvre riche permet aux élèves de se mobiliser sur des activités variées tout en construisant un « fil rouge » autour d’une problématique littéraire réelle. Toutefois, si ma progression enchaîne les séquences selon une logique liant différents discours, différents genres et parfois l’histoire littéraire, elle ne me permet pas, ou sinon de façon artificielle, de créer une progression dans la maîtrise de la langue.
J’entends par là, une progression des notions grammaticales, mais aussi une progression dans la posture de l’élève devant la maîtrise de ses écrits. Ma progression annuelle .de troisième met en avant cette difficulté : si dans la séquence 1 sur la poésie, je traite en objectifs de langue les figures de style, dans la séquence 2 sur l’autobiographie, je traite de la valeur des temps (passé simple et imparfait), ces notions ne se nourrissent pas forcément entre elles et peuvent sembler
éparpillées aux élèves.

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