29 jui. 2009

Gestes et enjeux de la correction

Gestes et enjeux de la correction, Marie-Anne Paveau (dir.), Le Français Aujourd’hui, n°140, janvier 2003

L’idée de ce numéro est née d’une interrogation sur la nature exacte de l’activité accomplie par l’enseignant quand il corrige. Cette interrogation porte sur :

- la solitude du correcteur

- la variation dans le lien entre correcteur et individu corrigé

- la question des normes

- les formes des exercice

Ce que les auteurs cherchent avant tout à montrer c’est que si la correction reste un geste professoral, elle est aussi une activité de l’élève dans le cadre de la classe. Elle constitue un lieu d’apprentissage et d’enseignement.

La première partie examine la notion de correction et ses adaptations ou permanences par rapport aux évolutions de l’enseignement du français.

P. Chardenet analyse le concept de correction, en interrogeant son rapport aux pratiques et à l’axiologie. Il plaide pour une compréhension de l’activité correctrice, trop souvent considérée comme une activité de bas niveau d’intervention.

R. Tomassone pose la question des modes pertinents de correction des productions langagières, à partir du moment où elles ne sont plus conçues comme de simples produits, mais comme des actes contextualisés dans une situation d’énonciation.

J.A. Huynh pose la question des nouveaux genres scolaires qui transforment sensiblement les postures du correcteur.

Dans la deuxième partie les auteurs examinent les pratiques de correction, du côté des enseignants et des élèves. Cette partie relate un certain d’expériences menées en lycée et en collège.

La troisième partie est consacrée aux aspects sociologiques et historiques de la correction. Elle interroge les normes de la culture commune, concept posé dans les programmes de lycée. Elle pose la question du corpus des textes scolaires au primaire, en inscrivant la réflexion dans une perspective historique.

 
 
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