28 jui. 2009

ELABORER LE DOSSIER DES SITUATIONS D’HISTOIRE ou de GEOGRAPHIE AU C.A.P. pour le Contrôle en Cours de Formation (C.C.F.) ou l’examen ponctuel

NB : Le dossier proposé développe des exemples relatifs à l’ancien programme de CAP. Il sera actualisé au cours de l’année scolaire 2011-2012.


 

ELABORER LE DOSSIER

DES SITUATIONS D’HISTOIRE

ou de GEOGRAPHIE

AU C.A.P.

pour le Contrôle en Cours de Formation (C.C.F.)

ou l’examen ponctuel

Par le Groupe de travail académique 2004/2005 (C. CHAPOUL, I. KERMARREC, I. PONS, A. VESTA, F. JIQUEL, C. LE GLEUT – PLP)

Les échanges, sur l’élaboration des dossiers en vue de l’évaluation par Contrôle en Cours de Formation (CCF) ou par examen ponctuel, auxquels ont donné lieu les stages et la lecture d’un certain nombre de ces dossiers, ont conduit à réunir un groupe de professeurs pour réfléchir aux conditions de sa réalisation afin que ne soit pas rejetée au second plan l’activité
essentielle : faire de l’histoire ou de la géographie.
Les lignes qui suivent introduisent les propositions faites par le groupe de travail à travers un organigramme général et quelques exemples qui ne se veulent pas des modèles mais des aides et des pistes pour franchir une étape dans la réalisation d’un dossier. Cette introduction définit, rappelle, insiste, dans son caractère institutionnel, sur quelques points à
respecter impérativement.

Qu’est-ce qu’un dossier ?

Selon les textes réglementaires (B.O n°29 du 17 juillet 2003), le dossier comprend « trois ou quatre documents de nature variée (textes, images, tableaux de chiffres, cartes...). Ces documents sont accompagnés d’une brève analyse en réponse à une problématique relative à la situation historique ou géographique étudiée dans le dossier.
Les documents concernent un des thèmes généraux du programme étudiés dans l’année, à dominante histoire ou géographie. » Ces dossiers sont d’un maximum de trois pages chacun. Il paraît cohérent qu’au niveau académique il existe une harmonisation dans sa présentation (page de couverture : cf. modèle en page 4 de ce document)

Finalités du dossier : un support et un outil de formation.

Un support.
Le dossier présenté lors de la situation orale d’histoire- géographie du C.A.P., tant dans le cadre de la validation par Contrôle en Cours de Formation (CCF) que lors de l’examen ponctuel, est uniquement un support.
Il n’est, en aucun cas, évalué dans le cadre de cet oral.

Il sert (cf. ci-dessus) :

- à présenter les informations qui vont permettre de repérer la situation étudiée dans le programme (histoire ou géographie, intitulé du thème et/ou du sujet d’étude, titre du dossier),

- à interroger un aspect de cet objet par une question simple qui le problématise,

- à s’appuyer sur les outils de l’histoire-géographie que sont des documents de nature variée (textes, cartes, graphiques, iconographies…) avec leurs références (source, auteur, et date pour les textes, lieu et date pour les photographies…). De sources diverses, ils ne peuvent pas être, par exemple, extraits de la même double page de manuel. Ils sont classés dans un ordre qui correspond à celui de la démonstration, leur étude et leur mise en relation débouchant sur une analyse en réponse à la question initiale posée. Cette analyse est exposée lors de la présentation orale du candidat.

Le dossier réalisé ne constitue donc pas une fin en soi. Il est élaboré afin que sa soutenance orale (les 5 minutes de présentation et les 10 minutes d’entretien) permette d’évaluer la capacité du candidat :

- à analyser une situation historique ou géographique qui reflète sa compréhension du monde d’aujourd’hui et des grands problèmes de société actuels,

- à mettre en oeuvre des compétences disciplinaires (B.O. hors-série n°5 du 29 août 2002).

Le dossier doit être réalisé en deux exemplaires (photocopie) afin que, lors de la passation, candidat et évaluateur(s) aient chacun un dossier sous les yeux. Il a été préalablement validé par le professeur (contenus / démarche)

Un outil de formation.

Les éléments qui constituent le dossier support (titre et intitulé du thème et/ou objet d’étude, problématique, documents) renvoient directement au « II. Démarches et méthodes » et « III. Compétences » du programme d’histoire-géographie de C.A.P. (B.O. cf. idem) :
« L’enseignant veille (à concevoir) le cours … comme une réponse argumentée à une problématique explicitement posée. Il utilise systématiquement des documents variés (…) qu’il s’agit d’analyser et de mettre en relation pour mobiliser des connaissances et construire des savoirs élaborés. (…) La recherche d’une signification est la préoccupation première. » (cf. II. Démarches et méthodes).

Le lien est donc très nettement marqué entre les démarches et les compétences mises en oeuvre dans la formation, l’élaboration du dossier et l’évaluation qui prend appui sur celui-ci. Un dossier ne peut donc être élaboré avant qu’une séquence d’enseignement ait été consacrée au thème d’étude auquel il se réfère, avant que l’élève n’ait acquis connaissances et notions liées à ce thème et/ou aux sujets d’étude qui lui sont propres pour être présenté lors de l’évaluation.

Par ailleurs, le dossier doit impérativement porter sur les thèmes et/ou sujets d’étude du programme.

La formation prend en compte les élèves tels qu’ils sont, elle doit s’adapter à l’hétérogénéité des « publics » de C.A.P. Cela a évidemment une influence, tout comme le moment de la formation dans le cursus de celle-ci, sur la réalisation du dossier : les stratégies d’apprentissage en découlent. Cette réalisation pourra être envisagée intégrée au déroulement d’une séance ou en fin d’une situation d’apprentissage, fortement encadrée ou en autonomie avec toutes les possibilités intermédiaires (cf. exemples pages 7 à 15). L’enseignant doit construire un dispositif qui associe l’acquisition des compétences et les contenus d’histoire et de géographie à une démarche didactique qui prenne en compte cet ensemble. Il se place dans une posture qui tient compte de la capacité de l’élève à évoluer.

La construction du dossier fournit au candidat l’opportunité de construire du sens en analysant une situation dans son ensemble.

C’est aussi dans le cadre de la formation que l’élève, futur candidat, préparera les compétences de l’oral, lui permettant d’abord de présenter, c’est-à-dire d’exposer, le contenu du dossier en partant de la question traitée et ensuite de justifier la présence de chacun des documents pour répondre à cette question. Or l’oral n’est pas seulement un vecteur, il est aussi objet d’apprentissage (cf. programme de français). S’il est réellement développé en français, il facilitera le développement de la situation de communication entre le candidat et le(s) interrogateur(s). Mais le travail en histoire et géographie permet aussi de développer la pratique de l’oral en apprenant, notamment, à l’élève à passer d’une tâche écrite, par exemple pour exploiter un document, construire une trace écrite, à une intervention orale sans note devant lui. D’autres possibilités existent…

En conclusion, c’est une interaction entre les démarches d’apprentissage et les phases d’élaboration du dossier, qui permettra aux élèves de progresser tout au long du cycle, vers une autonomie de plus en plus grande. Il est important de ne pas oublier que le dossier de l’examen a été précédé des apprentissages nécessaires, d’une part au cours de la première année avant la première situation, ensuite dans l’intervalle entre celle-ci et la seconde.

Les IEN d’Histoire et de Géographie
Corinne GLAYMANN et Patrick FENOT
 
 
 
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